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Voyage au cœur de l'illusion

Du théâtre dans le théâtre, pour un tourbillon non stop

Le soir du mercredi 8 novembre, la classe de Seconde G a pris son billet pour un aller simple à destination du rêve au théâtre de Mâcon. Se jouait alors la pièce « Le cercle des Illusionnistes » de Alexis Michalik, le metteur en scène « so hip » des scènes parisiennes, très médiatisé, pièce récompensée par plusieurs prix dont celui des Molières en 2014. D'ailleurs le public ne s'y est pas trompé : salle comble. Objectif du voyage ? Une injonction simple : prendre du plaisir, c'est tout, face à un spectacle vivant ! Et c'est gratuit ! Cadeau du lycée et de l'Alesa, l'association des élèves qui a depuis plusieurs années un partenariat avec le théâtre pour sensibiliser les élèves à la culture.

Michalik, le metteur en scène « so hip» !

Alors, c'est l'histoire d'un gars qui vole le sac d'une fille dans le métro. Comme la fille est jolie sur la photo trouvée dans le portefeuille, le gars l'appelle pour lui rendre le sac et tenter l'aventure. Mais le hasard n'existe pas, la fille mène la danse. Une phrase-clé se répète pendant le spectacle : « La vie n'est pas une ligne droite, la vie est un cercle ». Nous assistons à un ballet magique : chorégraphie d'une vingtaine de personnages joués tour à tour par six comédiens épatants, avec changement de costumes à répétitions, valse incessante des rencontres, des décors en mouvement, le tout passant en permanence du XIX ème siècle aux années 80 du XX ème, de l'illusion de la magie de Houdin, du cinéma des frères Lumières aux astuces de Méliès. C'est une fresque loufoque menée tambour battant, et l'ensemble donne le tournis...Nous avons bien été transportés hors de notre strapontin, chahutés dans un carrosse lancé en pleine forêt sur un chemin de campagne, installés sur une chaise de bistro face à un match de foot France-Portugal, dans une salle de spectacle créée dans des catacombes, accrochés à la barre d'un métro parisien, au cœur du coffre fort géant d'une banque. Nous avons vu des foulards rouges disparaître, des tours de cartes, des lapins sortir des chapeaux haut de forme, une femme flotter dans l'air comme par enchantement... Jeu de lumière, jeu d'images projetées, jeu d'illusion, spectacle complet !

Magique !

Pendant 1 heure 45, ce spectacle grand public a multiplié les références aux maîtres de l'illusion, de l'escamoteur, Robert-Houdin à Méliès qui a immortalisé la lune à jamais dans la mémoire collective. Pour Houdin « la vie n'est pas une ligne droite, la vie est un cercle ». C'est le point de départ au travail de Michalik, le metteur en scène qui monte qui monte... Tout se rejoint toujours, et se fait écho : écho entre les siècles pas si éloignés, échos entre les êtres qui se reconnaissent. Il n'y a pas de hasard, il n'y a que l'illusion de hasard. Vu de notre fauteuil tout prend sens, tous les signes à décrypter s'éclairent dans une même culture commune, un même espoir commun : l'universalité de l'art, d'où la nécessité de la transmission !

Leur première fois au théâtre

Face aux comédiens en chair et en os qui multiplient énergie et inventivité, il n'y a donc pas de mal à se faire du bien. Parmi les trente élèves de cette classe, douze d'entre eux assistaient pour la toute première fois à une pièce de théâtre pro ! C'est émouvant, non ? Espérons que ce ne sera pas la dernière...

Muriel Bonnard